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Ma carrière de catcheuse www.gipsverband.de

De 19 à 30 ans, j'ai exercé la cascade et le catch féminin car ces activités me procuraient d'intenses poussées d'adrénaline.

J'en ais payé le prix fort sous la forme de nombreuses fractures. En tout, j'ai du passer 1378 jours dans le plâtre ce qui fait que j'ai appris a supporter ce carcan puis à l apprivoiser et enfin trouver en lui une sorte de sécurité, voir mène de réconfort car tant que j'était prisonnière de son emprise, le temps s'arrêtait, m'isolait des risques de mes activités. Je me suis cassée la jambe droite deux fois: la malléole et le péroné, une fois le tibia plus péroné. Le pied gauche et même les orteils à trois reprises, je reprenais trop tôt et les fractures n'étaient pas consolidées. Il m'est arrivé de faire des cascades avec un pied dans le plâtre et bien évidement cela ne faisait que compliquer les choses. Les genoux ont souffert et la, ša ne rigole plus trop.

Bien sur les avants bras, poignets, et phalanges se sont brisées, un accident de chaise longue dont on veut modifier l'angle du dossier sans se lever pour cause de plâtre à la cheville et crac, elle se referme sur les doigts avec tout mon poids dessus.

La ša devient la galère, tu ne peux rien faire c'est la complète dépendance vis à vis d'autrui .Hors mis les cervicales, mon dos est toujours passé à travers les accidents, moi mon truc c'était plutôt les jambes. Jusqu'au jour ou tout à cassé : lorsque je raconte cette histoire les gens me regardent avec étonnement puis avec méfiance, tellement cela peut paraître incroyable.

Cela devait être un combat de catch sans encombre, je connaissais bien mes adversaires, l'une d'elle ayant déjà fait une tourné de cascade dans le mème équipe.Le match était engagé depuis deux reprises et la fatigue s'emparait de mon corps. Je suis montée sur les cordes du ring, fait élastique avec elles, et lancée en l'air pour retomber en chandelle, comme une novice. A la réception, si l'on peut dire, j'ai hurlé sous le choc puis sous la douleur. Je ne pouvais plus agiter mes bras, tous le bas de mon corps étant comme tétanisé. Voile blanc puis réveil puis à nouveau perte de connaissance et ... l'immobilité totale des doigts de pieds jusqu'a la naissance des seins. Bilan : fracture des talons droit et gauche, péroné droit et gauche, bassin dissocié en 4 plus écrasement de vertèbres, sept mois d'immobilisation avant de pouvoir quitter la position horizontale. Incroyable pour un saut d' 1.50 m. A part une paralysie des membres inférieurs je ne vois pas ce qui aurait pu m'arriver d'autre.

Cet exploit a marqué la fin de ma carrière de catcheuse, d'ailleurs mes seins ne s'en portent pas plus mal car à force de tuméfaction cela devenait difficile à supporter, et là pas de plâtre possible un bandage "elastoplaste" étant adéquate. J'ai également arrêté la cascade bien évidement. Depuis je mesure mes efforts physiques; les efforts les plus violents ayant étés exercés à la naissance de mes deux enfants. Pour la petite histoire, lors de l'accouchement du deuxième la sage-femme à dut se débrouillé pour attacher mes chevilles alors encore plâtrées au étriers.

A ce jour je ne pratique plus aucun sport violent. Je me suis confectionné des attelles plus ou moins rigides qui me prennent depuis le dessous du pied jusqu'au haut de la cuisse elles me permettent de supporter les douleurs dues aux froids ou à l'humidité lorsque cela devient trop pesant.